André Manoukian

Jazz et Capillotractions Cosmiques

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mardi 24 février 2009

Le disque des dédéphiles

Pour faire écho à nos recherches forcenées de titres pour les nouveaux morceaux d'André, une citation du boss himself qui ne dépareille pas avec nos trouvailles :

Je tourne en France avec mon trio de jazz et je prépare un nouvel album dont le titre de travail est "Un peu de glamour dans ce monde de brutes"

L'interview complète est à lire sur le site du Point.fr.

Pour rappel, nous étions arrivées à 10 + 1 titres :

1. Jazz'n'blog
2. Lettre à iliz
3. Funny titchose
4. I got my hair
5. Cosmic housewives
6. Le blues de l'ornithorynque
7. Le blues de l'orignal (distrait)
8. Le swing du shkramulufune
9. Nights of Limoges
10. Jazz nights with Garance
Bonus Track : Look of love.

Cet album sera un succès, moi je vous le dis !



dimanche 18 janvier 2009

Anonyme

Puisque mademoiselle titchose nous a lancés... pourquoi ne trouverions-nous pas un titre pour la nouvelle composition de monsieur Manoukian ? (Pour ceux qui n'auraient pas suivi : voir les commentaires ici.)

AMconcertcontrebasse


J'en appelle donc à votre esprit créatif... Les capillotractions sont, évidemment, bienvenues !

Pour information et en guise de mise en bouche, je vous rappelle que titchose avait proposé : Jazz'nd blog. Ce à quoi - en toute modestie - j'ai répondu : Lettre à iliz.

Et vous ? Vous proposez quoi ?

AMconcertsmile

lundi 23 juin 2008

THE album !

N'oubliez pas de recompter la petite monnaie de votre cochon-tirelire : plus qu'une semaine avant la sortie de l'album Inkala !

AM_happy_man

vendredi 6 juin 2008

Dédé bientôt dans les bacs...

et - ce n'est pas négligeable - tout seul comme un grand !!

AM_inkala

Pour ce nouvel (et premier, quand on y pense) album, juste Dédé André. Enfin, je dis ça, mais en fait, je ne sais pas encore grand chose de cet album.
Heureusement, quelques infos circulent :

Le titre ? Inkala.
Le label ? Va Savoir, évidemment.
Le style ? "un savant mélange de compositions originales et de folk songs arméniennes, proche des trios modernes de jazz"
Le chiffre ? 12 (titres)
La sortie ? dès le 30 juin prochain.

J'en connais qui vont trépigner d'impatience d'ici là. (Moi ? Pfff, même pas peur).

>>> Brassard "à la japonaise" :
Il n'empêche, Dédé, ça n'est pas la peine de nous amadouer avec des disques, les dédéphiles sont toujours fâchés colère (voir note précédente).

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samedi 27 octobre 2007

Malia (et une guitare)

AM_malia_smiling

Puisque j'ai pris l'habitude de citer les plus grands, quelques mots de titchose, dédéphile avertie :

"Pour ceux qui aiment Malia un lien vers une petite interview sympa : vidéo Nancy Jazz Pulsations. Où l'on apprend qu'"Andwé éme pocou lé chanssons dé Radiohead" ; je ne me moque pas hein ? J'adore les accents..."

Si vous vous posiez la question : moui, c'est aussi parce que ça me donne moins de boulot quand d'autres écrivent à ma place. (mais j'assume, des fois). 

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dimanche 5 août 2007

Two more martinis' please ...

Deux petites vidéos d'André Manoukian et de l'envoûtante Malia à l'occasion de Art Rock 2007 depuis la caravane de Ray Cokes. Je sais bien, ça n'est pas tout récent... mais bon, je fais ce que je peux (moui, c'est une façon à peine déguisée de dire que je suis une feignasse, mais ça vous le saviez déjà !)

Donc je vous propose le live de Two Fugitives suivi d'une petite interview où les complices reviennent sur leur rencontre. Du coup, je repose ma question : qui est-ce-qui m'offre ma place de concert pour la Cigale ? Hein ? Rôô... bon d'accord, gardez les vôtres et allez-y de ma part !

AM_malia

Le live par ici et l'interview par .

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vendredi 25 mai 2007

Malia & André Manoukian on M6 TV

Extrait du nouvel album de Malia, Young Bones. Un peu de douceur sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel.
Je vote bleu !

Si ça vous intéresse, l'intégralité de l'émission (entre autres choses) est disponible sur le MySpace de Malia :
http://www.myspace.com/maliaofficial

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samedi 9 septembre 2006

Quatre Etoiles

Une interview extraite du dossier de presse du film Quatre Etoiles, dont, je vous le rappelle, André Manoukian a signé la bande originale.

Comment êtes-vous arrivé sur le projet de Quatre Etoiles ?
Il y a vingt-cinq ans, j'étudiais dans une école de jazz à Boston, la «Berklee School of Music», où j'ai fait la connaissance de Jean-Pierre Arquié. Depuis, il est devenu music supervisor et c'est lui qui m'a appelé. Il voulait une tonalité plutôt jazzy afin de donner un aspect un peu chic et glamour au film. Il a pensé à moi parce qu'il savait que mon univers était le jazz et qu'il connaissait mon travail avec Liane Foly et mes autres incursions dans la chanson.

Aviez-vous déjà fait des musiques de film ?
Oui, j'avais travaillé sur une comédie qui s'appelait Les Ténors, en 93. Je ne l'ai jamais vue et ce n'est pas un très bon souvenir... En fait, quand j'étais jeune, j'avais un studio d'enregistrement à Lyon avec mon associé, Philippe Viennet. Je faisais pas mal de musiques pour des publicités ou des films institutionnels. J'avais donc un rapport à l'image même si les sujets étaient moins excitants qu'Isabelle Carré !*

Connaissiez-vous Christian Vincent ?
Pas du tout. J'avais seulement vu La Discrète que j'avais énormément apprécié.

Sur quoi s'est-il basé pour vous dire oui ?
Il a écouté un album que j'ai fait pour une chanteuse qui s'appelle Malia, une jeune afro-anglaise qui est une sorte de Billie Holiday post-moderne. Le son lui a plu mais il a fallu que je fasse mes preuves !

Quel genre d'indications vous a-t-il donné ?
Lors de notre premier contact, il était plutôt école française naturaliste, du genre «je ne mets pas beaucoup de musique dans mes films». Il m'a avoué qu'il était toujours réticent par rapport à la musique, qu'il fallait qu'il s'habitue... Au départ, il ne voulait qu'une quinzaine de minutes de musique. Chaque fois que je lui faisais écouter quelque chose, cela prenait du temps... Mais quand il n'aimait pas, il le disait tout de suite. Et puis, il y a une scène où personne ne m'avait demandé de musique, c'est celle où Isabelle et José dînent ensemble pour la première fois, quand elle essaie de le séduire en se faisant passer pour la fille d'un grand armateur grec et qu'il comprend qu'elle lui raconte n'importe quoi... Ce passage était tellement drôle et m'a tellement plu que j'ai construit quelque chose autour de ce dialogue, comme si c'était une chanson, en l'illustrant d'une manière un peu subtile, avec un léger suspense, un peu à la Ocean's Eleven ! J'aime bien les bandes son des films de Soderbergh, ce côté américain un peu funky et chic. Du coup, cela mettait une légère tension avec de l'humour et Christian a été très séduit. À partir de ce moment-là, j'avais pratiquement carte blanche et, à l'arrivée, il y a près de quarante-cinq minutes de musique !

À quel moment avez-vous commencé à travailler sur le film ?
En septembre 2005, dès que le film était monté.

En quoi le travail sur cette comédie vous intéressait-il ?
La couleur et la tonalité du film m'ont fait un peu fantasmer... Quand Isabelle descend l'escalier du Carlton avec sa petite robe, on dirait Grace Kelly ! Cela m'a fait penser à La Main au Collet dont l'action se déroule aussi sur la Côte d'Azur... Et puis le côté léger du film, le fait que chacun essaie plus ou moins de berner l'autre, cela m'a rappelé les grands films américains des années 50, des films très classieux.

Vous êtes-vous inspiré de ces films-là pour la musique ?
Pas du tout. Jean-Pierre Arquié m'avait proposé de les revoir mais je n'ai pas voulu parce que, sur le coup, cela aurait été trop connoté. En revanche, je l'ai fait dans mon souvenir. Par exemple, il y a cette scène de la corniche où en sortant du Carlton, Stéphane emmène Franssou voir Cannes d'en haut. Là, je me suis dit que j'allais me la jouer un peu score à l'américaine ! C'est là que Christian m'a dit : «C'est la musique de mon film !» Tout d'un coup, ça lui a fait tilt. Cette musique avec des pizzicati de violon et cette tonalité un peu symphonique lui ont fait penser aux comédies américaines des années 50.

Combien de thèmes avez-vous composé ?
J'ai fait une trentaine de séquences musicales. Le thème d'Isabelle est souvent décliné. C'est notamment celui du générique. Une chanson a été tirée de ce thème, interprétée par Malia. On ne l'entend pas dans le film mais elle est disponible sur la BO.

Le public vous connaît grâce à l'émission “Nouvelle Star” sur M6. Cela n'a pas été trop difficile de passer de l'univers de la télévision à celui du cinéma ?
Sur la “Nouvelle Star”, je fais mon métier de producteur-compositeur face à des caméras. Ce qui me plaît dans cette émission, c'est que je me suis mis à délirer avec des mots et des sensations. L'exercice consiste à juger des gens tout de suite. Il faut réagir face aux émotions que le candidat a créées avec les mots. À aucun moment, on ne parle de musique. On dit juste «ça le fait» ou «ça ne le fait pas»... Tout d'un coup, le cinéma m'apporte un langage d'intentions. En fait, la véritable différence est surtout entre un compositeur qui ne travaillait que sur des chansons et qui se retrouve à faire un thème qui ne va pas être chanté. Même si j'ai toujours fait des chansons dans l'univers du jazz avec des arrangements sophistiqués, l'approche n'est pas du tout la même. J'ai découvert les motifs, c'est-à-dire une mélodie beaucoup plus courte mais qui va être déclinée. Musicalement, c'était très intéressant.

Qui sont vos compositeurs de musique de films préférés?
Le plus grand, c'est Danny Elfman**. Il a un savoir-faire exceptionnel mais aussi cet humour qui exprime une sorte d'insouciance et de détachement, avec une ambiguïté qui peut laisser passer beaucoup de sentiments. Ennio Morricone est un autre grand maître. Il a toujours su se renouveler. Et j'aime aussi Thomas Newman qui avait fait la musique d'American Beauty. À base de zen, de percussions tibétaines, de silence... On est sur l'espace et le dépouillement, c'est un travail fantastique !

Après "Quatre Etoiles", vous avez travaillé sur "Jean-Philippe" de Laurent Tuel. C'est une nouvelle carrière qui s'offre à vous !
J'ai l'impression ! Quoi qu'il en soit, c'est vraiment une récompense pour un musicien. Beaucoup de gens m'avaient déjà encouragé à faire des musiques de film mais je n'en avais jamais vraiment eu l'occasion. Le hasard est revenu à travers mon ami de vingt-cinq ans... Mais, ça tombe bien, j'avais l'impression d'être au bout d'un système. J'ai découvert un champ d'expression beaucoup plus riche. Que ce soit avec Christian Vincent ou Laurent Tuel, c'était assez génial. Au cinéma, le danger est de trop écouter la musique par rapport à ce qui est dit. Il faut adopter un ton. C'est un art total...

Source : Cinémotions

* Tu m'étonnes ! ( Note d'iliz)
** Rôôôh c'est un de mes chouchous, lui. ( Note d'iliz, toujours)

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dimanche 30 avril 2006

Manoukian sur Mesure

par Raphael Tchelebi à propos de la bande originale du film Jean-Philippe composée par André Manoukian.

"On n'attendait pas André Manoukian sur la musique d’une comédie-véhicule pour Johnny Hallyday et Fabrice Luchini. Connu pour son parcours de jazzman et sa collaboration avec des artistes tels que Liane Foly sans parler du jury de l'émission Nouvelle Star sur M6, le musicien avait fait sa première incursion dans le domaine de la musique de films en assurant les arrangements et la production de la chanson-titre du film L'un reste, l'autre part de Claude Berri (musique originale de Frédéric Botton). Le film de Laurent Tuel s’appuie sur les numéros rôdés et sans surprise de ses deux stars et si quelques gags font mouche, la platitude de la réalisation et les conventions du scénario (clins d’œil énormes, mise en avant des sponsors du film à peine déguisée,…) finissent par lasser. Mais pour sa première partition de cinéma, André Manoukian parvient à trouver une place, discrète mais remarquée, au sein d’une bande-son truffée de tubes de Johnny Hallyday (ce qui, au vu du sujet, n’a rien d’anormal).

Bénéficiant de moyens extrêmement confortables (les studios Abbey Road, la participation de Stéphane Moucha et John Bell aux orchestrations, la Crouch End Festival Chorus pour les parties chorales), le compositeur a conçu une musique "à l’américaine". La première moitié du film est ainsi constituée de passages mickey-mousing destinés à mettre en valeur le comique de situation : le procédé est classique mais fonctionne bien à l’image, d’autant que le thème lié au personnage de Fabrice Luchini possède une réelle fluidité orchestrale malgré son aspect sautillant. Pour le personnage de Johnny, des morceaux de blues mettant en valeur l’harmonica de Jean-Jacques Milteau ponctuent quelques séquences "dynamiques". Et lorsque le récit devient un peu plus sérieux, la musique joue sur l’émotion par le biais d’un thème interprété tout en retenue par le piano électrique et les cordes. Le dernier acte s’autorise de belles envolées pour orchestre et chœurs avant un thème final en valse mélancolique pour illustrer l’incompréhension du héros.

André Manoukian accomplit un véritable travail d’écriture filmique, et ses compositions interviennent à l'image avec beaucoup de justesse. Sans révolutionner la musique de comédie (d’autant plus que l’on ressent l’influence évidente de morceaux temporaires) et tout en restant dans les critères demandés par la production, le compositeur a su trouver sa propre voie, notamment dans la manière d’agencer les différents pupitres de l’orchestre et d’évoluer subtilement de l’un à l’autre. Son expérience de jazzman se ressent dans la fluidité générale avec laquelle il fait évoluer ses morceaux et lui permet ainsi d’éviter la lourdeur souvent inhérente à ce genre de musique.

Le cd ne contenant guère plus de 16 minutes de musique originale, il ne propose donc pas l’intégralité du travail d’André Manoukian mais une sélection raisonnable en reflétant l’essentiel, la plupart des morceaux écartés étant des passages mickey-mousing sans grand intérêt hors-film. L’album confirme la cohérence d’une musique classique dans sa conception mais subtile dans son orchestration et, qui plus est, fort agréable à écouter. A découvrir."

mis en ligne le 9 avril 2006 sur TraxZone

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vendredi 28 avril 2006

Biographie Artistique

Pour tous ceux qui l'ignoreraient encore : Non, André Manoukian n'est pas uniquement "le juré allumé aux métaphores hermétiques de  La Nouvelle Star". Voici en quelques lignes son parcours artistique :

Musique :

André naît le 9 avril 1957. Il grandit à Lyon, où il apprend le piano dès son plus jeune âge. Il épate ainsi sa maman et ses tantes avec ses premiers exploits musicaux sur la Lettre à Elise de Beethoven. A 20 ans, il travaille dans des supermarchés, où il vend des orgues, parce qu’il faut bien commencer par quelque chose ! Un jour, il se décide, plaque tout et part le jazz à Boston où il intègre la Berklee School of Music, rien que ça ! Quand il en revient, armé jusqu'aux dents de solides bases musicales, il crée son premier jazz-band Horn-Stuff, avec entre autres, le trompettiste-arrangeur Pierre Drevet. Le groupe enregistre un album avec Cathy Valdès. Dès cette période André commence à composer et travailler avec divers artistes.

En 1984, André et son ami et collaborateur, l'auteur Philippe Viennet, sont à la recherche d'une voix pour des "jingles" publicitaires, ils rencontrent Eliane Falliex, qui deviendra plus tard Liane Foly. Séduits, ils lui proposent de lui écrire quelques chansons et enregistrent une maquette dans leur studio à Lyon. En 1988, The man I love, le premier album de Liane est dans les bacs. Le célébrissime et suave Au fur et à mesure, apparaît dans son deuxième album, Rêve Orange. La collaboration Foly, Manoukian, Viennet dure plusieurs années, et reprend en 2004 avec l'album  La Chanteuse de Bal.
André Manoukian travaillera également avec quelques uns dont les noms ne vous sont peut-être pas inconnus : Michel Petrucciani (jamais entendu parler !), Richard Galliano (le couturier ?), Gilbert Bécaud (qui ça ?), Charles Aznavour (encore un jeunot dont on ne parlera plus d'ici deux mois !), mais aussi avec quelques femmes (toutes aussi anonymes) : Diane Dufresne, Nicolle Croisille, Janet Jackson (le monsieur est aussi traducteur, à ses heures perdues !) Natacha Atlas, Viktor Lazlo. (Bref, éclectique !)

Parmi ses dernières trouvailles, Malia. En fait, c'est plutôt elle qui le trouve : Un peu par hasard, séduite à son tour par une chanson de Liane Foly, elle note le nom de l'album et de son producteur contacte André qui dira plus tard : "J'ai très vite compris, au sortir de mes années d'apprentissage passées à  la Berklee School de Boston, que mon instrument de prédilection, c'était la voix féminine. Ma collaboration avec Liane, fin des années 80, m'avait permis d'expérimenter à loisir ce rapport privilégié à la voix dans un registre variété jazzy sophistiquée et je pensais avoir fait le tour de la question. Pourtant dès que j'ai entendu le grain de voix de cette fille au téléphone, j'ai perçu quelque chose de particulier. Je lui ai demandé de m'envoyer une maquette pour juger sur pièce de son talent. J'ai reçu très vite une cassette : des standards des années 40, qu'elle chantait accompagnée seulement d'une guitare. Dès les premières mesures, j'ai ressenti des frissons dans tout le corps : une voix comme ça on n'en rencontre pas tous les jours. J'ai su que j'étais reparti pour un tour."

De ce coup de foudre musical naît, en 2001, l'album de Malia, Yellow Daffodils (que je ne peux que vous conseiller), et en 2003, Echoes of Dream. Enfin, en mai 2007, le dernier né de leur collaboration s'appelle Young Bones (et là, courez-y les yeux fermés !).

Dans un tout autre style, il participe à l'album Sur le bout de la langue de l'excellent Camille Bazbaz (artiste peu banal à la voix étrangement nasillarde, à découvrir absolument !) avec qui il co-signe le titre Fatale.

En 2007, André rencontre une nouvelle muse : Gaëtane Abrial, demi finaliste de l’émission La Nouvelle Star. Sous le charme de celle qu’il appelle « la princesse Cheyenne », il lui compose un album aux sonorités folk dont il signe quelques textes. Cheyenne Song sort au printemps 2008 et les dédéphiles les plus assidus n’ont pu y manquer le clin d’œil musical « Initiales DD » pour lequel André Manoukian « chante » en duo avec Gaëtane.

Le 30 juin 2008, ce que des milliards de fans (au moins) attendaient depuis si longtemps arrive : André sort son premier album rien qu’à lui, Inkala. Un album résolument jazz, en trio piano, batterie, contrebasse, inspiré des folk-song arméniennes qui l’ont bercé.

Cinéma :

Notre poète cosmique a composé la bande originale de Jean-Philippe, le film de Laurent Tuel ainsi que celle, magnifique, du film Quatres Etoiles de Christian Vincent.
Quelques années auparavant il avait déjà "oeuvré" pour le cinéma en arrangeant et produisant le titre phare du film L'un reste, l'autre part de Claude Berri.

Télévision :

Le grand public le connait surtout pour ses interventions rocambolesques au sein du Jury de La Nouvelle Star (M6), à grands renforts de métaphores alambiquées et de réparties cinglantes ! Outre Gaëtane Abrial, il a d'ailleurs travaillé avec Myriam Abel, gagnante de l'édition 2005, sur l'album La vie devant toi. Après avoir promis avec ses complices du jury Marianne James, Dove Attia et Manu Katché, que la saison 2006 était leur dernière, ils nous sont revenus pour une cinquième saison au mois de février 2007 (il n'y a que les imbéciles... et caetera, et caetera.) Enfin, en 2008, il a rempilé pour une nouvelle saison aux côtés des tous nouveaux jurés Lio, Philippe Manœuvre et Sinclair, devenant ainsi que l’a surnommé Virginie Efira, « le Père Fouras » de l’émission.

A la rentrée télévisuelle 2006, André intègre la nouvelle équipe de chroniqueurs de Marc-Olivier Fogiel pour son émission T'empêches tout le monde de dormir, sur M6, où il a brossé quelques portraits musicaux décalés des invités.

André a sévit également sur Paris Première avec Dédé les doigts de fée, émission dans laquelle il interviewe musicalement des artistes. (Jolie émission toute en délicatesse, les doigts de fée invitent la musique qui, elle, invite les confidences... enfin, ce que j'en dis.)

Au mois de février 2007, il s'est essayé à la présentation des Globes de Cristal (remise de prix décernés par la presse à des artistes de tous horizons) en compagnie d'Elisabeth Quin, et en smocking (André, pas Elisabeth !).

Au mois d’août 2008, sera diffusée, sur France 5, Tété ou Dédé, une série d’émissions pour lesquelles les deux musiciens ont arpenté les States pour nous plonger au cœur de leur passion commune. Tous les genres sont mis en valeur avec des retours aux sources et à l'origine de chacun.

NB : Un peu plus sur le travail du monsieur dans la rubrique  « Au piano : André Manoukian ! »

Si vous apercevez d’énormes boulettes, ou des manques injustifiables, n’hésitez pas à me les signaler !

Signé iliz - biographie - Commentaires [45] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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