André Manoukian

Jazz et Capillotractions Cosmiques

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dimanche 13 avril 2008

Dans la tribu "Dédé", je veux la famille "web".

Une petite remarque relevée dans l'interview d'André par Télé Star à propos de La Mécanique des Fluides et des tapages que l'on connaît.

Avec ce livre, vous écornez votre image de dandy spirituel...
"Tant mieux. Mais les gens de ma tribu n'ont pas été surpris. Ils ont aimé le livre, ce qui est le plus important pour moi. Même s'il y a toutes les maladresses d'une première expérience."

Alors :

Petit 1/ Pas "toutes" les maladresses, faut rien exagérer non plus. Quelques unes, certes. Mais dans notre immense mansuétude, nous ne t'en tiendrons pas rigueur mon Dédé. (Et ouais, nous sommes comme ça, classes et généreux).

Petit 2/ : Sans trop m'avancer, je pense que nous pouvons nous proclamer membres de la T.A.D.S.I. (Tribu à Dédé, Section Internet)*.

Petit 3/ Euh, non, pas de petit 3, mais ça sonne mieux quand c'est ternaire.

* Que certains puristes (Maître Titecapello si tu nous regardes)
préfèrent appeler la T.D.D.S.I. (Tribu de Dédé, Section Internet).



mercredi 5 mars 2008

Fiche(s) de lecture

Vous allez lire La mécanique des fluides ?
(140 personnes ont répondu à ce sondage)

72,14% Forcément !
12,14% Certainement pas !
       5% Seulement si Télérama en dit du bien.
0,71% Seulement si iliz en dit du bien.
2,14% Ben, non, je le connais par coeur, je l'ai écrit.
7,85% Euh, c'est quoi "la mécanique machin-chose" ?

Selon ce sondage donc, nous avons trois André Manoukian... Je vous laisse méditer là-dessus !

dimanche 24 février 2008

Compte-rendu

Quand vous êtes une inconditionnelle tendance groupie (l'hystérie en moins) d'André Manoukian, une fois assise en tailleur sur votre lit, prête à attaquer La mécanique des fluides - tant attendue - vous n'en menez pas large.

A l'excitation se mêle un léger trac : « et si c'était mauvais ? » Parce que, oui, vous avez un peu la trouille que ce soit une daube... vous voudriez faire confiance au talent du monsieur dans l'art de manier le verbe, mais là tout de suite avant d'ouvrir ce fichu livre, vous flippez, un peu. Qu'est-ce-que ce sera le jour où vous en écrirez un ?

Vous vous décidez, vous plongez.

Vous esquissez un sourire à la lecture des citations. Ok, vous ne vous êtes pas trompée, c'est bien le livre d'André.

Premier chapitre de la première partie : vous souriez une nouvelle fois. Le ton est donné. Quelques pages plus loin vous vous bidonnez déjà : joli rythme sans transition qui fait son effet. Le texte est précis, enlevé et amusant. Les premières situations cocasses vous rassurent tout-à-fait : vous allez aimer ce livre.

Et, en effet, vous (re)découvrez avec plaisir des histoires plus ou moins farfelues, vous prenez partie : « rah, j'te jure, ces gonzesses ! », vous vous dites « à la deuxième lecture je sors mon encyclopédie du jazz », vous reprenez partie : « rah j'te jure, ce Dédé ! », vous pensez des trucs idiots du style : « et bé ! » en rougissant légèrement, vous vous faites des réflexions tout haut : « oh, le pauvre... oh, le con ! »... Vous riez de bon coeur ou vous vous laissez émouvoir. Bref vous y croyez, vous êtes dedans.

Vous aimez les pirouettes de style qui n'appellent pas un chat un chat et, paradoxalement, vous aimez l'absence de pirouette qui appelle un chat un chat.

Vous repérez malgré tout ces petits trucs qui vous agacent un peu : la nostalgie du c'était mieux avant, ça ne vous a jamais convaincue. Vous relevez quelques fautes de "novice" : ces passages qui semblent vouloir signifier « bon, je ne vous en dis pas plus, mais vous voyez ce que je veux dire » suivi des points de suspension qui vont avec... Mais vous pardonnez parce que vous aimez le rythme tonique du récit de ce parcours, et la sincérité désarmante teintée d'auto-dérision de son auteur.

Là, d'un coup, vous êtes super fière d'être « fan » de celui-là.

Vous fermez le livre en vous disant que même les non-inconditionnels vont aimer. Et vous appelez les copines pour leur dire « Achète le bouquin de Manoukian, ça va te plaire ! »

 

mercredi 20 février 2008

Du sur-mesure pour chanteuses

André Manoukian : « Je suis une allumeuse »

AM_yeux_de_biche

Source : Le Parisien
Propos recueillis par Yves Jaeglé

Le musicien et producteur qui a révélé Liane Foly, juré de la « Nouvelle Star » depuis les débuts de l'émission, rempile avec trois nouveaux membres du jury - Lio, Sinclair et Philippe Manoeuvre - à partir de jeudi sur M6. Il publie à cette occasion une truculente autobiographie, « la Mécanique des fluides », qui sort également après-demain. Il y dit tout, ou presque, de ses relations énamourées et compliquées avec les chanteuses, et d'abord de sa muse principale, avec qui il a vécu sept ans.

Confessions.

« Liane Foly, c'est une forme d'idéal pour moi »

Liane Foly a lu votre livre ?

André Manoukian. Non !
(Il rit.) Va-t-elle apprécier le récit de votre première nuit ensemble ? En même temps, ça va lui rafraîchir la mémoire, parce que l'autre jour, elle ne se souvenait plus de l'endroit où l'on s'est embrassés la première fois. Ça m'a tellement énervé... Peut-être que ce bouquin sert à exorciser, parce qu'elle me hante toujours. C'est en écrivant que j'ai compris ce qui me fait vivre : le son de la voix, le gémissement d'une femme qui s'abandonne, c'est la plus belle mélodie, celle que Mozart n'aurait jamais pu écrire. J'ai fait ce livre pour comprendre pourquoi je plonge dès qu'une jeune femme chante avec une voix grave des chansons d'un certain registre. Liane, c'est une forme d'idéal pour moi : la femme, la chanteuse, la muse, la sirène... C'est trop lourd à porter, et elle s'est cassée. Il m'a fallu tout un travail de psychanalyse pour en sortir. Au-delà de l'histoire d'amour, c'était aussi nos débuts à tous les deux, et ça, on s'en rappellera toujours. Quand on a quitté Lyon pour se pointer avec une valoche à Paris, on ne savait pas où aller, et tout à coup, dans la brume, on voit Star Hôtel...

Avant, vous avez galéré, musicien en quête d'une chanteuse diamant brut à produire...

A l'époque, j'avais passé deux ans à auditionner plein de filles. La chance, ça se planifie et ça se mène un peu comme une bataille. Moi, la recherche de la « nouvelle star », je l'ai fait tout seul et sans budget, il y a déjà vingt piges.

Vous produisez le premier album de Gaëtane Abrial, troisième de « Nouvelle Star » l'an dernier. Elle, vous en êtes amoureux musicalement ou vraiment ?

Ce n'est pas sur le plan de l'amour physique ! Mais j'ai besoin de l'émotion que me procurent les voix pour être embarqué. Je produis tout l'album seul, en indépendant, c'est un engagement total, on ne peut y arriver qu'en étant amoureux d'une voix, comme avec Malia
, ou alors on devient un mercenaire. Et puis, avec Gaëtane, on a signé vingt ans après, exactement le même jour de novembre, dans la même maison de disques qu'avec Liane Foly.

Donc, vous êtes sentimental. Et séducteur ?

Je donne l'impression d'être un séducteur beaucoup plus que je ne le suis. Je suis une allumeuse plutôt qu'un prédateur. La figure féminine me console et m'inspire. Mais j'en ai consommé très, très peu. Petit, j'ai été élevé par des femmes, j'ai peut-être cette nostalgie, comme l'enfant d'Orient qui a le droit d'entrer dans le harem. Je me glissais dans le magasin de mes parents, me cachant dans les cabines d'essayage... Mon père était tailleur, il faisait du sur-mesure pour femmes. Moi, c'est ce que je fais, du sur-mesure pour chanteuses.
 

mardi 22 janvier 2008

Verba volant, scripta manent

Ah !!!! Depuis le temps qu'on attendait... Enfin, vous, c'est comme vous voulez, mais moi, j'attendais !

Le livre d'André, La mécanique des fluides (Editions Michel Lafon) devrait sortir le 21 février.

Aux dernières nouvelles, c'était l'histoire d'un type qui tombait amoureux de ces chanteuses... Pas du tout autobiographique, donc.

Euh, n'allez pas l'acheter à la FNAC : là-bas, André s'appelle Alain, et ça a le don d'être agaçant !

Signé iliz - La mécanique des fluides - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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