André Manoukian

Jazz et Capillotractions Cosmiques

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vendredi 28 avril 2006

Biographie Artistique

Pour tous ceux qui l'ignoreraient encore : Non, André Manoukian n'est pas uniquement "le juré allumé aux métaphores hermétiques de  La Nouvelle Star". Voici en quelques lignes son parcours artistique :

Musique :

André naît le 9 avril 1957. Il grandit à Lyon, où il apprend le piano dès son plus jeune âge. Il épate ainsi sa maman et ses tantes avec ses premiers exploits musicaux sur la Lettre à Elise de Beethoven. A 20 ans, il travaille dans des supermarchés, où il vend des orgues, parce qu’il faut bien commencer par quelque chose ! Un jour, il se décide, plaque tout et part le jazz à Boston où il intègre la Berklee School of Music, rien que ça ! Quand il en revient, armé jusqu'aux dents de solides bases musicales, il crée son premier jazz-band Horn-Stuff, avec entre autres, le trompettiste-arrangeur Pierre Drevet. Le groupe enregistre un album avec Cathy Valdès. Dès cette période André commence à composer et travailler avec divers artistes.

En 1984, André et son ami et collaborateur, l'auteur Philippe Viennet, sont à la recherche d'une voix pour des "jingles" publicitaires, ils rencontrent Eliane Falliex, qui deviendra plus tard Liane Foly. Séduits, ils lui proposent de lui écrire quelques chansons et enregistrent une maquette dans leur studio à Lyon. En 1988, The man I love, le premier album de Liane est dans les bacs. Le célébrissime et suave Au fur et à mesure, apparaît dans son deuxième album, Rêve Orange. La collaboration Foly, Manoukian, Viennet dure plusieurs années, et reprend en 2004 avec l'album  La Chanteuse de Bal.
André Manoukian travaillera également avec quelques uns dont les noms ne vous sont peut-être pas inconnus : Michel Petrucciani (jamais entendu parler !), Richard Galliano (le couturier ?), Gilbert Bécaud (qui ça ?), Charles Aznavour (encore un jeunot dont on ne parlera plus d'ici deux mois !), mais aussi avec quelques femmes (toutes aussi anonymes) : Diane Dufresne, Nicolle Croisille, Janet Jackson (le monsieur est aussi traducteur, à ses heures perdues !) Natacha Atlas, Viktor Lazlo. (Bref, éclectique !)

Parmi ses dernières trouvailles, Malia. En fait, c'est plutôt elle qui le trouve : Un peu par hasard, séduite à son tour par une chanson de Liane Foly, elle note le nom de l'album et de son producteur contacte André qui dira plus tard : "J'ai très vite compris, au sortir de mes années d'apprentissage passées à  la Berklee School de Boston, que mon instrument de prédilection, c'était la voix féminine. Ma collaboration avec Liane, fin des années 80, m'avait permis d'expérimenter à loisir ce rapport privilégié à la voix dans un registre variété jazzy sophistiquée et je pensais avoir fait le tour de la question. Pourtant dès que j'ai entendu le grain de voix de cette fille au téléphone, j'ai perçu quelque chose de particulier. Je lui ai demandé de m'envoyer une maquette pour juger sur pièce de son talent. J'ai reçu très vite une cassette : des standards des années 40, qu'elle chantait accompagnée seulement d'une guitare. Dès les premières mesures, j'ai ressenti des frissons dans tout le corps : une voix comme ça on n'en rencontre pas tous les jours. J'ai su que j'étais reparti pour un tour."

De ce coup de foudre musical naît, en 2001, l'album de Malia, Yellow Daffodils (que je ne peux que vous conseiller), et en 2003, Echoes of Dream. Enfin, en mai 2007, le dernier né de leur collaboration s'appelle Young Bones (et là, courez-y les yeux fermés !).

Dans un tout autre style, il participe à l'album Sur le bout de la langue de l'excellent Camille Bazbaz (artiste peu banal à la voix étrangement nasillarde, à découvrir absolument !) avec qui il co-signe le titre Fatale.

En 2007, André rencontre une nouvelle muse : Gaëtane Abrial, demi finaliste de l’émission La Nouvelle Star. Sous le charme de celle qu’il appelle « la princesse Cheyenne », il lui compose un album aux sonorités folk dont il signe quelques textes. Cheyenne Song sort au printemps 2008 et les dédéphiles les plus assidus n’ont pu y manquer le clin d’œil musical « Initiales DD » pour lequel André Manoukian « chante » en duo avec Gaëtane.

Le 30 juin 2008, ce que des milliards de fans (au moins) attendaient depuis si longtemps arrive : André sort son premier album rien qu’à lui, Inkala. Un album résolument jazz, en trio piano, batterie, contrebasse, inspiré des folk-song arméniennes qui l’ont bercé.

Cinéma :

Notre poète cosmique a composé la bande originale de Jean-Philippe, le film de Laurent Tuel ainsi que celle, magnifique, du film Quatres Etoiles de Christian Vincent.
Quelques années auparavant il avait déjà "oeuvré" pour le cinéma en arrangeant et produisant le titre phare du film L'un reste, l'autre part de Claude Berri.

Télévision :

Le grand public le connait surtout pour ses interventions rocambolesques au sein du Jury de La Nouvelle Star (M6), à grands renforts de métaphores alambiquées et de réparties cinglantes ! Outre Gaëtane Abrial, il a d'ailleurs travaillé avec Myriam Abel, gagnante de l'édition 2005, sur l'album La vie devant toi. Après avoir promis avec ses complices du jury Marianne James, Dove Attia et Manu Katché, que la saison 2006 était leur dernière, ils nous sont revenus pour une cinquième saison au mois de février 2007 (il n'y a que les imbéciles... et caetera, et caetera.) Enfin, en 2008, il a rempilé pour une nouvelle saison aux côtés des tous nouveaux jurés Lio, Philippe Manœuvre et Sinclair, devenant ainsi que l’a surnommé Virginie Efira, « le Père Fouras » de l’émission.

A la rentrée télévisuelle 2006, André intègre la nouvelle équipe de chroniqueurs de Marc-Olivier Fogiel pour son émission T'empêches tout le monde de dormir, sur M6, où il a brossé quelques portraits musicaux décalés des invités.

André a sévit également sur Paris Première avec Dédé les doigts de fée, émission dans laquelle il interviewe musicalement des artistes. (Jolie émission toute en délicatesse, les doigts de fée invitent la musique qui, elle, invite les confidences... enfin, ce que j'en dis.)

Au mois de février 2007, il s'est essayé à la présentation des Globes de Cristal (remise de prix décernés par la presse à des artistes de tous horizons) en compagnie d'Elisabeth Quin, et en smocking (André, pas Elisabeth !).

Au mois d’août 2008, sera diffusée, sur France 5, Tété ou Dédé, une série d’émissions pour lesquelles les deux musiciens ont arpenté les States pour nous plonger au cœur de leur passion commune. Tous les genres sont mis en valeur avec des retours aux sources et à l'origine de chacun.

NB : Un peu plus sur le travail du monsieur dans la rubrique  « Au piano : André Manoukian ! »

Si vous apercevez d’énormes boulettes, ou des manques injustifiables, n’hésitez pas à me les signaler !



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